Physique-Chimie · Seconde · Exercice

Corrigés — Les solutions aqueuses 2de

Chaque corrigé donne le calcul entier, et la remarque de méthode qui évite l'erreur la fois suivante.

Seconde Physique-Chimie Exercice
Durée 35 min par fiche
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Deux grandeurs en grammes par litre, côte à côte, sur la même eau salée : la concentration en masse, qui pèse le seul soluté — 20 g de sel — et vaut 20 g/L ; la masse volumique, qui pèse toute la solution — 1 014 g — et vaut 1 014 g/L, soit 51 fois plus. En dessous, quatre pièces de verrerie classées par leur incertitude relative, chacune avec une barre proportionnelle : la fiole jaugée à 0,10 %, la pipette à 0,20 %, l'éprouvette à 1,00 %, le bécher à 5,00 %.

Ce que contiennent les corrigés

Les concentrations calculées à partir des modes opératoires, avec la conversion des millilitres en litres.

La masse volumique et la concentration en masse, calculées côte à côte sur la même solution — et le facteur qui les sépare.

Le classement de la verrerie par incertitude relative, en pourcentage : c'est ainsi qu'on compare des pièces de volumes différents.

L'encadrement de la concentration maximale, et la lecture d'une gamme d'étalonnage avec ses limites.

1 sur 5

Soluté, solvant, et concentration en masse

Lire un mode opératoire, et en tirer une concentration.

Les trois soluté-solvant, et pourquoi l'un ne se calcule pas.

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Les deux concentrations, et la plus concentrée des deux.

Vérifier l'unité obtenue évite l'erreur : des grammes divisés par des g/L donnent bien des litres.

  • Soluté
  • Solvant
  • g/L
  • Le quotient

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Lire un mode opératoire 8 points

Le programme demande d'identifier le soluté et le solvant « à partir de la composition ou du mode opératoire ». Lis, puis réponds.

  • Le solvant est celui qui dissout, et il est en plus grande quantité. Le soluté est ce qui disparait dedans.
  • Un mode opératoire qui ne pèse rien ne permet pas de calculer une concentration en masse.
  • Une solution dont le solvant serait l'alcool ne serait pas aqueuse, quel que soit le soluté.

Exercice 2 — Trois concentrations 6 points

Complète le tableau. La concentration en masse s'exprime en grammes par litre.

  • On divise la masse pesée, en grammes, par le volume de solution, en litres. Attention : 250 mL valent 0,250 L.
  • Comparer des concentrations, c'est comparer des quotients — jamais des masses seules.

Exercice 3 — Retrouver ce qui manque 6 points

La concentration en masse est une grandeur quotient. Le programme demande de « l'utiliser pour déterminer le numérateur ou le dénominateur ».

  • Le quotient se lit dans les deux sens : une division pour la concentration, une multiplication pour la masse.
  • Vérifier l'unité obtenue évite l'erreur : des grammes divisés par des g/L donnent bien des litres.

2 sur 5

Masse volumique ou concentration en masse ?

Deux quotients, la même unité, deux sens.

Les deux grandeurs calculées sur la même solution.

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Les trois copies fausses, et le cas de l'eau pure.

C'est justement parce qu'on ne peut pas peser le soluté dans la solution que le dosage existe.

  • Ce qu'on pèse
  • 20 g/L
  • 1 014 g/L
  • 51 fois

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Ce qu'on pèse, et ce qu'on lit 8 points

Le programme demande expressément de distinguer ces deux grandeurs. Relie.

  • Les deux premières se calculent de la même façon. Ce qui change, c'est CE QU'ON PÈSE.
  • Même volume au dénominateur, deux masses différentes au numérateur.
  • Un ordre de grandeur suffit à séparer les deux grandeurs dans un devoir.

Exercice 2 — Cinq copies à corriger 6 points

Trois de ces copies confondent les deux grandeurs, chacune à sa façon.

  • Une même unité ne fait pas une même grandeur : elle dit seulement qu'on a divisé une masse par un volume.
  • Une grandeur qui existe quand l'autre est nulle ne peut pas lui être identique.

Exercice 3 — Quelle grandeur choisir ? 6 points

Pour chaque question, dis quelle grandeur permet d'y répondre.

  • La question dit laquelle des deux grandeurs employer : l'une porte sur le soluté, l'autre sur la solution entière.
  • C'est justement parce qu'on ne peut pas peser le soluté dans la solution que le dosage existe.

3 sur 5

Préparer une solution, et choisir sa verrerie

Le classement de la verrerie est calculé, pas décrété.

La masse à peser, et pourquoi on complète à la jauge.

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Le classement de la verrerie, et le calcul d'une dilution.

On compare des incertitudes relatives, en pourcentage : comparer des millilitres serait injuste entre des pièces de volumes différents.

  • Le protocole
  • La jauge
  • 0,10 %
  • Diluer

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Le protocole de dissolution 8 points

Cinq étapes, et un piège à chacune.

  • Le volume se met en litres AVANT de multiplier.
  • Le volume qui compte est celui de la solution FINALE : c'est lui qui figure au dénominateur.
  • Une solution est par définition un mélange homogène : sans agitation, ce n'en est pas encore une.

Exercice 2 — Choisir la bonne verrerie 6 points

Chaque pièce porte sa tolérance. L'incertitude relative se calcule, et c'est elle qui décide.

  • On compare des incertitudes RELATIVES, en pourcentage : comparer des millilitres serait injuste entre des pièces de volumes différents.
  • Un bécher sert à contenir et à transvaser, jamais à mesurer.

Exercice 3 — La dilution 6 points

On dispose d'une solution à 50 g/L. On en prélève 20,0 mL que l'on complète à 100 mL.

  • On ne retient pas une formule : on suit le soluté, qui ne disparait pas.
  • Diluer cinq fois, c'est diviser la concentration par cinq et multiplier le volume par cinq.

4 sur 5

La concentration maximale d'un soluté

Une expérience ne donne pas une valeur : elle l'encadre.

Les cinq essais, et l'encadrement qu'ils donnent.

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Ce dont dépend la concentration maximale.

Saturer à chaud puis laisser refroidir lentement : c'est ainsi qu'on fait pousser des cristaux.

  • Cinq essais
  • Le dépôt
  • 350–400 g/L
  • La température

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Cinq essais 8 points

On introduit des masses croissantes de sel dans 100 mL d'eau, et l'on regarde si tout se dissout.

  • Tant qu'un dépôt subsiste, on ne connait pas la masse réellement dissoute : la concentration ne se calcule pas.
  • Une expérience ne donne pas une valeur : elle l'encadre. Resserrer l'encadrement demanderait des essais intermédiaires.
  • C'est la démarche expérimentale : on encadre, puis on resserre.

Exercice 2 — Dissous ou déposé 6 points

Range les cinq essais selon leur résultat.

  • Les essais sont rangés par masse croissante : le basculement se lit d'un coup.
  • Les deux expressions désignent la même chose ; c'est celle du programme qu'un correcteur attend.

Exercice 3 — Ce dont dépend le maximum 6 points

La concentration maximale n'est pas une propriété du soluté seul.

  • Une concentration maximale se donne toujours pour un couple soluté-solvant et à une température donnée.
  • C'est ce qui permet de faire pousser des cristaux : on sature à chaud, puis on laisse refroidir lentement.

5 sur 5

Le dosage par étalonnage

Mesurer une concentration sans jamais toucher au soluté.

Les trois méthodes d'étalonnage, et ce que chacune mesure.

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La lecture dans la gamme, et ce qu'on fait hors gamme.

Diluer dix fois, mesurer, puis multiplier le résultat par dix : la dilution de la fiche 3 sert ici.

  • La gamme
  • Échelle de teinte
  • Conductance
  • Extrapoler

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — La méthode 8 points

Le programme nomme trois façons d'étalonner. Le principe est le même dans les trois cas.

  • C'est le problème que le dosage résout, et c'est aussi ce qui distingue les deux grandeurs de la fiche 2.
  • Les trois mesurent une grandeur qui AUGMENTE avec la concentration : c'est la seule condition.
  • C'est ce qu'on appelle étalonner : régler un instrument sur des valeurs qu'on maitrise.

Exercice 2 — Lire dans la gamme 6 points

Sur la gamme, les conductances mesurées vont de 0,24 mS à 1,2 mS. Sur la solution inconnue, on mesure 0,66 mS.

  • La deuxième ligne porte sur l'extrapolation : hors de la gamme, la mesure ne dit rien.
  • On vérifie toujours que la mesure tombe DANS la gamme avant de diviser.

Exercice 3 — Les limites de la méthode 6 points

Une gamme d'étalonnage n'est pas valable partout.

  • Diluer dix fois, mesurer, puis multiplier le résultat par dix : la dilution de la fiche 3 sert ici.
  • Le générateur de ces fiches refuse de produire une gamme dont les quotients ne seraient pas tous égaux.

Ce que le générateur refuse sur ces fiches

Une masse volumique qui passerait sous la concentration de son soluté, ou qui en serait trop proche pour que la distinction se voie. Les deux grandeurs sont calculées séparément sur la même solution, et leur rapport doit rester net.

Une gamme d'étalonnage dont les points ne seraient pas proportionnels. Le moteur calcule le quotient de chaque point et refuse de produire quoi que ce soit s'ils ne sont pas tous égaux : la lecture par une simple division n'aurait alors aucun sens.

Une lecture hors de la gamme. Interpoler entre deux points connus est légitime ; extrapoler au-delà suppose que la proportionnalité continue sans l'avoir vérifiée, et le moteur le refuse dans les deux sens.

Un classement de verrerie qui ne départagerait pas : deux pièces d'égale incertitude relative rendraient la question sans réponse.

Des essais de dissolution incohérents — une masse plus grande qui se dissoudrait après une plus petite qui dépose —, ou un encadrement vide de la concentration maximale.

Une dilution qui perdrait du soluté, ou dont le facteur ne vaudrait pas le rapport des volumes. Les deux façons de le calculer sont menées séparément et confrontées.

Le vocabulaire de la mole et de la quantité de matière, qui appartient à l'article voisin, et le mot « molaire », que le programme de seconde ne nomme pas.

Une concentration imprimée qui ne serait ni calculée par le moteur ni posée par un énoncé, un barème autre que 8 + 6 + 6, deux fiches employant le même jeu de formats.

Ce qui est délégué plutôt que réécrit

La concentration en masse, la dilution, le facteur de dilution et l'écriture scientifique appartiennent au moteur de l'article sur la quantité de matière, qui les porte déjà et les contrôle. Ce module les importe.

C'est une règle du projet : on étend un module, on ne le recopie pas. Deux implémentations de la même formule finissent toujours par diverger, et c'est alors le lecteur qui arbitre entre deux fiches qui se contredisent.

Une seule fonction a été ajoutée ici pour l'affichage : les tolérances de verrerie s'impriment telles qu'elles sont gravées — « ± 0,10 mL » et non « ± 0,1 mL ». Le zéro final dit la précision de la pièce, et la normalisation ordinaire l'aurait raboté.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de physique-chimie de seconde générale et technologique : arrêté du 17 janvier 2019, BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019, partie 1, entrée « Les solutions aqueuses, un exemple de mélange ». Le moteur `solutions_seconde` calcule la masse volumique et la concentration en masse séparément et refuse qu'elles se confondent, déduit le classement de la verrerie des tolérances gravées, vérifie qu'une gamme d'étalonnage est proportionnelle avant de la lire et refuse toute extrapolation, et encadre la concentration maximale par les résultats expérimentaux au lieu de l'affirmer.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de physique-chimie de la classe de seconde générale et technologique, arrêté du 17 janvier 2019 — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019, partie 1. Notions et contenus : « Les solutions aqueuses, un exemple de mélange. Solvant, soluté. Concentration en masse (en g·L−1), concentration maximale d'un soluté. Dosage par étalonnage. »
  • Même entrée, capacités exigibles : « Identifier le soluté et le solvant à partir de la composition ou du mode opératoire de préparation d'une solution. Distinguer la masse volumique d'un échantillon et la concentration en masse d'un soluté au sein d'une solution. Déterminer la valeur de la concentration en masse d'un soluté (en g·L−1) à partir du mode opératoire de préparation d'une solution par dissolution ou par dilution. »
  • Même entrée : « Déterminer la valeur d'une concentration en masse et d'une concentration maximale à partir de résultats expérimentaux. Déterminer la valeur d'une concentration en masse à l'aide d'une gamme d'étalonnage (échelle de teinte ou mesure de conductance ou mesure de masse volumique). » Et la capacité mathématique associée : « utiliser une grandeur quotient pour déterminer le numérateur ou le dénominateur ».

Questions fréquentes

Quelle différence entre masse volumique et concentration en masse ?
Les deux s'expriment en grammes par litre et se calculent en divisant une masse par un volume. Ce qui change est ce qu'on pèse : toute la solution pour la masse volumique, le seul soluté pour la concentration en masse. Sur une eau salée à 20 g/L, la masse volumique vaut environ 1 014 g/L — cinquante et une fois plus, parce que la masse de la solution est presque entièrement celle de l'eau. Autre façon de le voir : l'eau pure a une masse volumique, elle n'a aucune concentration en masse.
Pourquoi préparer une solution dans une fiole jaugée ?
Parce que son incertitude relative est la plus faible. Une fiole jaugée de 100 mL porte une tolérance de ± 0,10 mL, soit 0,10 % du volume. Une éprouvette graduée de même volume porte ± 1,0 mL, soit 1,00 % ; un bécher, ± 5,0 mL, soit 5,00 % — cinquante fois plus que la fiole. Préparer 100 mL dans un bécher, c'est donc accepter 5 % d'erreur sur le volume, et donc sur la concentration, avant même d'avoir pesé quoi que ce soit. On compare les incertitudes en pourcentage : comparer des millilitres serait injuste entre des pièces de volumes différents.
Comment déterminer une concentration maximale ?
Par l'expérience, et le résultat est un encadrement, pas une valeur. On introduit des masses croissantes de soluté dans un même volume de solvant. Tant que tout se dissout, la concentration se calcule ; dès qu'un dépôt subsiste, on a dépassé le maximum et la concentration ne se calcule plus, puisqu'on ignore la masse réellement dissoute. La plus grande masse entièrement dissoute donne la borne basse, la première masse qui dépose donne la borne haute. Des essais intermédiaires resserrent l'encadrement. Ce maximum dépend du couple soluté-solvant et de la température.
Qu'est-ce qu'un dosage par étalonnage ?
C'est une façon de mesurer la concentration d'une solution sans en séparer le soluté — qui est dissous, donc impesable. On prépare des solutions de concentrations connues, on mesure sur chacune une même grandeur qui augmente avec la concentration, et l'on compare l'inconnue à cette gamme. Le programme nomme trois méthodes : l'échelle de teinte, la mesure de conductance et la mesure de masse volumique. Si les points de la gamme sont proportionnels, une seule division donne la concentration cherchée — à condition que la mesure tombe DANS la gamme : au-delà, il faut diluer d'un facteur connu et remonter.

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