Physique-Chimie · Seconde · Exercice

Corrigés — Les entités chimiques stables 2de

Chaque corrigé donne le raisonnement entier, et la remarque de méthode qui évite l'erreur la fois suivante.

Seconde Physique-Chimie Exercice
Durée 35 min par fiche
Barème Sur 20
Format PDF A4
Accès Gratuit
Deux colonnes répondent à la question « pourquoi le sodium donne-t-il un ion positif et le chlore un ion négatif ? ». À gauche, le sodium, Z = 11, un électron de valence, configuration 1s2 2s2 2p6 3s1 ; une flèche indique qu'il cède un électron, et l'on obtient l'ion sodium, de configuration 1s2 2s2 2p6, le cortège du néon. À droite, le chlore, Z = 17, sept électrons de valence ; il capte un électron et donne l'ion chlorure, qui a le cortège de l'argon. En bas : chacun prend le chemin le plus court vers un gaz noble.

Ce que contiennent les corrigés

Les configurations écrites sous-couche par sous-couche, avec la vérification qui coute le moins cher : la somme des exposants redonne Z.

Les électrons de valence comptés sur TOUTE la couche externe — 3s et 3p ensemble pour le chlore —, et la place dans le tableau déduite de là.

Les charges d'ions justifiées par le gaz noble imité, et les deux cas que la règle ne couvre pas : le carbone, à égale distance de deux gaz nobles, et l'ion hydrogène, qui ne possède aucun électron.

Les doublets liants et non-liants dénombrés molécule par molécule, et les énergies de liaison comparées.

1 sur 5

La configuration électronique de l'état fondamental

La notation du lycée, et pourquoi elle remplace celle du collège.

Les trois configurations, et la couche externe de chacune.

Aperçu des 2 pages à imprimer — cliquez pour agrandir.

Le tableau complété, et l'atome retrouvé à partir de sa seule configuration.

Les deux écritures disent le même nombre d'électrons ; une seule dit où l'atome se range.

  • 1s 2s 2p 3s 3p
  • État fondamental
  • Capacités
  • Retrouver Z

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Trois atomes à configurer 8 points

Le programme de seconde écrit les configurations en SOUS-COUCHES : 1s, 2s, 2p, 3s, 3p. Elles se remplissent dans cet ordre, chacune jusqu'à sa capacité — 2 pour une sous-couche s, 6 pour une sous-couche p.

  • La somme des exposants doit toujours redonner Z : c'est la vérification qui coute le moins cher.
  • On additionne TOUTES les sous-couches de la couche externe : pour le chlore, 3s et 3p ensemble.
  • Les deux écritures disent le même nombre d'électrons ; une seule dit où l'atome se range.

Exercice 2 — Quatre atomes à ranger 6 points

Complète les deux colonnes vides.

  • On remplit dans l'ordre, sans sauter de sous-couche : une sous-couche ne commence que lorsque la précédente est pleine.
  • Une question dont la réponse est « aucun » se vérifie comme les autres : on compte.

Exercice 3 — Retrouver l'atome 6 points

On ne donne plus le symbole, mais la configuration.

  • Un atome est neutre : son nombre d'électrons est son numéro atomique. Un ion, lui, ne l'est pas.
  • Chaque sous-couche a une capacité : 2 pour s, 6 pour p. La dépasser n'est pas une erreur de calcul, c'est une impossibilité.

2 sur 5

Les électrons de valence et la place dans le tableau

Toute la couche externe, pas seulement la dernière sous-couche.

Les quatre places calculées, et ce que partagent une colonne et une ligne.

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Les trois copies fausses, et l'élément retrouvé depuis sa position.

On écrit d'abord la configuration : la place s'en déduit, elle ne se devine pas.

  • Couche externe
  • Période
  • Colonne
  • Bloc s ou p

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Quatre atomes, quatre places 8 points

La période est le numéro de la couche externe. Dans le bloc s, la colonne est le nombre d'électrons de valence ; dans le bloc p, elle vaut ce nombre plus dix.

  • On écrit d'abord la configuration : la place s'en déduit, elle ne se devine pas.
  • Les propriétés chimiques dépendent de la couche externe, donc des électrons de valence.
  • Ligne et colonne ne disent pas la même chose : l'une donne la couche, l'autre son remplissage.

Exercice 2 — Cinq copies à corriger 6 points

Trois de ces copies se trompent, pour trois raisons différentes.

  • Trois confusions différentes, et toutes les trois se lèvent en écrivant la configuration en entier.
  • Une même erreur se reconnait mieux sur un second exemple : c'est la méthode qu'on corrige.

Exercice 3 — De la place à la configuration 6 points

Cette fois, on part de la position dans le tableau.

  • On remonte la même chaine dans l'autre sens : colonne → électrons de valence → Z.
  • Deux renseignements suffisent à désigner un élément : sa période et ses électrons de valence.

3 sur 5

Familles chimiques, et la stabilité des gaz nobles

Ce n'est pas le nombre d'électrons de valence qui fait le gaz noble : c'est la saturation.

Les trois gaz nobles, leurs configurations et ce qui les rend stables.

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Les deux familles reconnues, et le cas de l'hélium et du béryllium.

On ne retient pas les familles : on les lit dans la colonne, qui se lit dans la configuration.

  • Colonne 18
  • Saturation
  • Alcalins
  • Halogènes

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Les trois cases effacées 8 points

Les trois éléments manquants forment une famille que le programme nomme.

  • La colonne 18 est la dernière : c'est celle des atomes dont la couche externe est pleine.
  • « Saturée » ne veut pas dire « huit » : cela dépend de la couche, et la première n'en tient que deux.
  • Toute la suite du chapitre découle de là : les autres atomes cherchent cette configuration.

Exercice 2 — Deux familles à reconnaitre 6 points

Range ces quatre éléments dans leur famille.

  • On ne retient pas les familles : on les lit dans la colonne, qui se lit dans la configuration.
  • C'est pourquoi l'hélium est rangé en colonne 18 alors que sa configuration s'arrête au bloc s.

Exercice 3 — Ce que cherchent les autres atomes 6 points

Les gaz nobles servent de modèle au reste du tableau.

  • On compare toujours le nombre d'électrons à céder et le nombre à gagner : le plus petit l'emporte.
  • La règle ne dit pas ce qui est possible, elle dit ce qui coute le moins.

4 sur 5

Les ions monoatomiques : charge, nom, formule

La charge se lit dans la colonne — et la règle a deux limites.

Les quatre ions, leurs noms et les formules demandées.

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Les quatre affirmations tranchées, et les deux limites de la règle.

Quand une règle donne deux réponses, c'est qu'elle ne s'applique pas : il faut alors un autre modèle.

  • Céder ou capter
  • Le gaz noble imité
  • -ure
  • Deux limites

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Quatre atomes, quatre ions 8 points

Un atome forme l'ion qui lui demande le moins d'électrons à céder ou à capter.

  • La charge se lit dans la colonne : à gauche du tableau on cède, à droite on capte.
  • Le nom se construit, il ne se retient pas — sauf l'ion oxyde, qui est la seule exception à savoir.
  • Le programme demande les deux sens : du nom à la formule, et de la formule au nom.

Exercice 2 — Quatre affirmations 6 points

Une seule réponse est juste à chaque ligne.

  • Le numéro atomique ne change jamais : c'est le nombre de PROTONS, et c'est lui qui fait l'élément.
  • Même cortège électronique, noyaux différents : c'est ce qui explique la ressemblance chimique et la différence de nature.

Exercice 3 — Les deux cas que la règle ne couvre pas 6 points

La règle du gaz noble le plus proche a des limites, et il vaut mieux les connaitre.

  • Quand une règle donne deux réponses, c'est qu'elle ne s'applique pas : il faut alors un autre modèle.
  • Une exception nommée par le programme se retient mieux qu'une règle sans limite.

5 sur 5

Le schéma de Lewis, doublets liants et non-liants

Ce que le modèle moléculaire ne montre pas : les doublets non-liants.

Les doublets des trois molécules, et la stabilisation vérifiée atome par atome.

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Les trois liaisons classées, et le schéma du dioxyde de carbone.

Une entité stable est une entité d'où il faudrait de l'énergie pour sortir.

  • Doublet liant
  • Non-liant
  • Comme un gaz noble
  • L'énergie

Le barème, exercice par exercice total : 20 points

Exercice 1 — Trois molécules à analyser 8 points

Dans le modèle de Lewis, chaque liaison est un doublet PARTAGÉ entre deux atomes ; les électrons de valence qui restent s'apparient en doublets non-liants.

  • Les doublets liants se comptent sur le modèle : ce sont les bâtonnets. Les non-liants ne s'y voient pas, il faut les calculer.
  • On compte pour CHAQUE atome les électrons qu'il possède plus ceux qu'il partage.
  • La même remarque vaut pour l'hélium, et c'est pourquoi il est un gaz noble avec deux électrons.

Exercice 2 — Comparer trois liaisons 6 points

La carte rappelle ce que mesure une énergie de liaison. Les valeurs sont en kilojoules par mole : Cl−Cl : 243 · H−Cl : 431 · H−H : 436.

  • « Solide » et « stable » ne se lisent pas sur la formule : ils se lisent sur l'énergie.
  • Une entité stable est une entité d'où il faudrait de l'énergie pour sortir.

Exercice 3 — Une molécule à doubles liaisons 6 points

Le dioxyde de carbone, CO_2, n'a que deux voisins autour du carbone, et pourtant celui-ci fait quatre liaisons.

  • Une double liaison compte pour deux doublets liants : c'est ce qui permet au carbone d'en faire quatre avec deux voisins seulement.
  • Le nombre de liaisons d'un atome se calcule : capacité de la couche externe moins électrons de valence.

Ce que le générateur refuse sur ces fiches

Une configuration qui ne contiendrait pas exactement Z électrons, ou qui dépasserait la capacité d'une sous-couche. Les configurations ne sont pas écrites à la main : elles sont remplies dans l'ordre des sous-couches, et la somme est vérifiée.

Une position dans le tableau qui ne serait établie que d'une seule façon. Ce module la déduit de la configuration, comme le programme de seconde le demande ; le module de quatrième la déduit du seul numéro atomique. Les deux voies sont indépendantes, et le contrôle exige qu'elles s'accordent sur les dix-huit éléments — sinon deux articles du site se contrediraient.

Un ion pour un atome qui n'en forme pas. Un gaz noble n'en forme pas, et un atome à égale distance de deux gaz nobles non plus. Rendre l'un des deux au hasard reviendrait à imprimer un ion qui n'existe pas.

Un ion qui n'imiterait aucun gaz noble — à la seule exception de H+, qui est traitée à part et expliquée dans la fiche 4 plutôt que masquée.

Un schéma de Lewis dont un atome n'atteindrait pas la capacité de sa couche externe, ou laisserait un électron célibataire. Les molécules sont construites en distribuant les électrons de valence, et une molécule instable est refusée avant impression.

Deux liaisons d'égale énergie dans un exercice de classement, une réponse vide, un tri déséquilibré, un QCM dont les bonnes réponses seraient toutes à la même place, un barème autre que 8 + 6 + 6.

Et la notation du collège : un contrôle vérifie que « (K) » n'apparait nulle part ailleurs que dans la question qui explique pourquoi on l'abandonne.

Ce qui est délégué plutôt que réécrit

La table des éléments et leur place dans le tableau périodique appartiennent au moteur de l'article « Atomes et molécules » de quatrième, qui les porte déjà. Ce module les importe : deux tables d'éléments finiraient par diverger, et c'est alors le lecteur qui arbitrerait entre deux fiches qui se contredisent.

Les modèles moléculaires de la cinquième fiche viennent du même module, avec leurs conventions de couleurs. Ce qui est ajouté ici est ce que la seconde demande de plus : la configuration électronique, les électrons de valence, la famille, l'ion stable, le schéma de Lewis et l'énergie de liaison.

Une capacité a dû être ajoutée au moteur de texte du site : l'écriture des charges. « Cl^− » s'imprimait littéralement, et « Mg^2+ » donnait un 2 monté et un + resté sur la ligne. Les exposants n'acceptaient qu'un entier signé ; ils acceptent désormais une charge. Les 1 720 PDF du site ont été régénérés et comparés au mot près pour s'assurer que rien d'autre n'avait bougé.

Méthode et vérification

Contenu produit à partir du programme de physique-chimie de la classe de seconde générale et technologique : arrêté du 17 janvier 2019, BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019, partie « Constitution et transformations de la matière », B) « Modélisation de la matière à l'échelle microscopique ». Le moteur `entites_seconde` remplit les configurations dans l'ordre des sous-couches, compte les électrons de valence sur la couche externe, déduit la position dans le tableau de la configuration et la confronte à celle que le module de quatrième calcule autrement, cherche l'ion stable en comparant les distances aux gaz nobles et refuse de trancher quand elles sont égales, et construit les schémas de Lewis en distribuant les électrons de valence.

Rédaction : Fiches Scolaires Mise à jour :
  • Programme de physique-chimie de la classe de seconde générale et technologique, arrêté du 17 janvier 2019 — BO spécial n° 1 du 22 janvier 2019. Notions et contenus : « Configuration électronique (1s, 2s, 2p, 3s, 3p) d'un atome à l'état fondamental et position dans le tableau périodique (blocs s et p). Électrons de valence. Familles chimiques. »
  • Même entrée, « Vers des entités plus stables chimiquement » : « Stabilité chimique des gaz nobles et configurations électroniques associées. Ions monoatomiques. Molécules. Modèle de Lewis de la liaison de valence, schéma de Lewis, doublets liants et non-liants. Approche de l'énergie de liaison. »
  • Mêmes capacités exigibles : « Déterminer les électrons de valence d'un atome (Z ≤ 18) à partir de sa configuration électronique à l'état fondamental ou de sa position dans le tableau périodique. […] Déterminer la charge électrique d'ions monoatomiques courants à partir du tableau périodique. Nommer les ions : H+, Na+, K+, Ca2+, Mg2+, Cl-, F- ; écrire leur formule à partir de leur nom. Décrire et exploiter le schéma de Lewis d'une molécule pour justifier la stabilisation de cette entité, en référence aux gaz nobles, par rapport aux atomes isolés (Z ≤ 18). »

Questions fréquentes

Faut-il encore écrire (K)2(L)8(M)1 en seconde ?
Non. Le programme de seconde écrit les configurations en sous-couches : 1s, 2s, 2p, 3s, 3p. Le sodium s'écrit donc 1s2 2s2 2p6 3s1. Le nombre total d'électrons est le même dans les deux écritures — onze —, mais seule la seconde permet de situer l'élément : la dernière sous-couche remplie donne le bloc, s ou p, et le bloc avec le nombre d'électrons de valence donne la colonne du tableau périodique, donc la famille chimique. Les mots « duet » et « octet », eux, n'apparaissent pas dans le programme de seconde ; on y parle d'électrons de valence et de configuration des gaz nobles.
Comment déterminer les électrons de valence d'un atome ?
Ce sont les électrons de la couche externe, c'est-à-dire de la couche dont le numéro est le plus grand — et il faut compter TOUTES ses sous-couches. Pour le chlore, 1s2 2s2 2p6 3s2 3p5, la couche externe est la troisième : 3s2 et 3p5 ensemble font sept électrons de valence. L'erreur la plus fréquente consiste à ne compter que la dernière sous-couche, ce qui donnerait cinq. Une seconde erreur consiste à donner le nombre total d'électrons : dix-sept pour le chlore.
Comment savoir quel ion un atome va former ?
En comparant le nombre d'électrons qu'il devrait céder et le nombre qu'il devrait capter pour avoir le cortège électronique d'un gaz noble ; le plus petit l'emporte. Le sodium a un électron de valence : il le cède et devient Na+, avec les dix électrons du néon. Le chlore en a sept, il lui en manque un : il le capte et devient Cl−, avec les dix-huit électrons de l'argon. La règle a deux limites — le carbone et le silicium sont à égale distance de deux gaz nobles et ne forment pas d'ion monoatomique, et l'ion hydrogène H+ ne possède aucun électron.
Quelle différence entre un doublet liant et un doublet non-liant ?
Un doublet liant est une paire d'électrons PARTAGÉE entre deux atomes : c'est la liaison, et c'est ce que représente un bâtonnet dans un modèle moléculaire. Un doublet non-liant est une paire d'électrons qui appartient à un seul atome et ne participe à aucune liaison ; il ne se voit pas sur un modèle moléculaire, il faut le calculer. Dans l'eau, l'oxygène porte deux doublets liants — un vers chaque hydrogène — et deux doublets non-liants. C'est justement ce que le schéma de Lewis ajoute au modèle : il montre les électrons qui ne se voyaient pas.

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