Situer la Terre, et décrire ses deux mouvements
Le programme du cycle 3 demande deux choses sur ce point : « situer la Terre dans le système solaire » et « décrire les mouvements de la Terre (rotation sur elle-même et alternance jour-nuit, autour du Soleil et cycle des saisons) ».
Situer, ce n'est pas réciter une liste. La première fiche place les huit planètes sur un axe de vraies distances, et ce qu'aucune liste ne montre apparaît alors : les quatre premières tiennent dans les cinq premiers pour cent du chemin, et tout le reste appartient aux quatre géantes.
Décrire les mouvements, c'est relier chacun à ce qu'il produit. Un tour sur elle-même en vingt-quatre heures : le jour et la nuit. Un tour autour du Soleil en trois cent soixante-cinq jours : le cycle des saisons. Confondre les deux est l'erreur la plus fréquente du chapitre.
La quatrième fiche en attaque une autre, plus tenace encore : « c'est l'été parce que la Terre est plus près du Soleil ». Elle est fausse, et deux faits suffisent à le montrer sans employer un seul mot hors programme.
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Fiche 1 — situer la Terre dans le système solaire
Compléter un axe de vraies distances et comprendre pourquoi il a fallu l'agrandir.
Le système solaire, c'est le Soleil et tout ce qui tourne autour de lui : huit planètes en font le tour, et la Terre est la troisième. L'exercice 1 fait retrouver deux noms effacés sur un axe des distances, puis compter les planètes situées entre le Soleil et la Terre.
Le QCM de l'exercice 2 porte sur la façon dont l'axe est construit, et sa question explique pourquoi il a fallu un second axe agrandi : les quatre premières planètes sont si proches les unes des autres, à l'échelle de l'ensemble, qu'elles se confondraient. Une échelle unique ne peut pas tout montrer.
Le dernier exercice fait citer les huit planètes dans l'ordre, puis nommer les deux voisines de la Terre — Vénus d'un côté, Mars de l'autre. Connaitre l'ordre n'est pas une récitation gratuite : c'est ce qui permet de lire n'importe quel schéma du chapitre.
Le schéma est calculé : chaque planète est placée par sa distance, et le tracé refuse d'imprimer deux étiquettes qui se toucheraient.
- Les huit planètes dans l'ordre
- La Terre, troisième depuis le Soleil
- Pourquoi un second axe agrandi
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Fiche 2 — de la plus proche à la plus lointaine
Relier l'éloignement d'une planète à la durée de son tour, et distinguer la taille de la distance.
Plus une planète est loin du Soleil, plus son tour dure longtemps. Le tableau de l'exercice 1 aligne distances et durées de révolution, deux cases effacées, et fait constater ce qui se passe quand on descend les colonnes : les deux augmentent ensemble.
L'exercice 2 range les huit planètes en deux groupes, les proches et les lointaines, et fait dire où se trouve la Terre. Elle appartient aux quatre plus proches du Soleil — celles qui sont aussi les plus petites, ce que la fiche suivante exploitera.
Le dernier exercice compare : Jupiter est la plus grande, Mercure la plus petite. Et Mars met 687 jours pour faire son tour, soit davantage que la Terre — ce qui confirme la règle du tableau plutôt que de la contredire.
Le module refuse une durée de tour qui n'augmenterait pas avec la distance : une valeur mal recopiée s'y verrait.
- Plus loin, plus longtemps
- Une règle qui vaut pour les huit
- La taille ne suit pas la distance
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Fiche 3 — le jour et la nuit
Relier la rotation de la Terre à l'alternance du jour et de la nuit, et comprendre que c'est la Terre qui tourne.
Le Soleil est si loin que sa lumière arrive en rayons presque parallèles ; comme la Terre est une sphère, il n'en éclaire qu'une moitié. L'exercice 1 fait écrire « jour » et « nuit » à la bonne place sur le schéma, en justifiant.
Sa seconde question donne la durée du tour sur soi-même : vingt-quatre heures, c'est-à-dire un jour entier. C'est ce nombre qui relie le schéma à l'expérience quotidienne de l'élève.
L'exercice 2 reconstitue la chaîne de causes, une étape effacée, et le dernier exercice corrige une expression du langage courant. On dit que le Soleil se lève, mais c'est la Terre qui tourne. Sa seconde question explique qu'il ne fait pas nuit partout en même temps, puisque la lumière n'éclaire jamais qu'une moitié du globe.
Le tracé du schéma est vérifié par la mesure : le module rend l'image et échantillonne les pixels de part et d'autre du globe.
- Une sphère, une seule moitié éclairée
- Un tour en vingt-quatre heures
- Ce n'est pas le Soleil qui se lève
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Fiche 4 — le cycle des saisons
Relier le tour de la Terre au cycle des saisons, et écarter l'explication par la distance.
Les saisons viennent de l'autre mouvement : le tour de la Terre autour du Soleil, en 365 jours. L'exercice 1 fait lire un schéma montrant quatre positions, et compter le temps qui sépare deux passages par la même position — une année.
Les trois copies de l'exercice 2 contiennent l'explication fausse la plus répandue : il ferait plus chaud en été parce que la Terre serait plus près du Soleil. Un seul argument suffit à l'écarter, et la question le demande.
Cet argument est l'Australie : il y fait hiver quand nous sommes en été, alors que la distance au Soleil est la même pour les deux pays au même moment. Le dernier exercice fait nommer le mouvement responsable, puis appliquer le raisonnement à l'hémisphère sud.
Le module refuse d'attribuer les saisons à la distance : aucune fiche ne peut enseigner cette erreur.
- Un tour, quatre saisons
- L'Australie, argument décisif
- Le plus proche tombe en janvier
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Fiche 5 — synthèse du chapitre
Organiser le chapitre en quatre branches et relier chaque mouvement à ce qu'il produit.
La dernière fiche rassemble le chapitre en quatre branches : le système solaire, les planètes comparées, la rotation sur soi-même, le tour autour du Soleil. Sa question désigne celle qui contient les saisons.
L'exercice 2 relie chaque cause à son effet — la rotation à l'alternance du jour et de la nuit, la révolution au cycle des saisons. Sa question explique la place particulière de la Terre : elle est à la bonne distance du Soleil pour que l'eau y reste liquide.
Le dernier exercice fait écrire une phrase situant la Terre dans le système solaire, puis nommer ses deux mouvements. Les deux existent en même temps et ne se confondent pas — l'un dure vingt-quatre heures, l'autre 365 jours, et chacun produit son effet propre.
La quatrième branche de la carte est celle qu'il ne faut pas oublier : elle dit ce qui NE fait PAS les saisons.
- Quatre branches pour tout le chapitre
- Chaque mouvement, sa conséquence
- Vingt-quatre heures et trois cent soixante-cinq jours
Compétences travaillées
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Huit planètes, et la Terre troisième
Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune. La Terre est à 150 millions de kilomètres du Soleil.
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Plus loin, plus longtemps
Plus une planète est éloignée du Soleil, plus son tour dure longtemps. C'est vrai pour les huit, sans exception.
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Un tour sur elle-même en 24 heures
La Terre est une sphère : le Soleil n'en éclaire qu'une moitié. Sa rotation fait passer chaque endroit du jour à la nuit.
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Un tour du Soleil en 365 jours
C'est ce tour qui donne le cycle des saisons — et non la distance au Soleil, qui ne change presque pas dans l'année.
Pourquoi les saisons ne viennent pas de la distance
C'est l'explication que presque tout le monde donne, et elle est fausse. Deux faits suffisent à l'écarter, et aucun ne demande un mot hors programme.
Le premier : quand c'est l'été en France, c'est l'hiver en Australie au même moment. La Terre est pourtant à la même distance du Soleil pour les deux pays. Si la distance faisait les saisons, elles seraient les mêmes partout.
Le second : la Terre est au plus près du Soleil début janvier — 147 millions de kilomètres — et au plus loin début juillet — 152. L'explication par la distance ne prédit donc pas seulement mal, elle prédit l'inverse de ce qu'on observe de notre côté du globe.
Le module de calcul qui produit ces fiches lève une erreur dès qu'on lui demande d'attribuer les saisons à la distance. Aucune fiche ne peut enseigner cette erreur, même par inadvertance.
Ce que le programme du cycle 3 ne dit pas
Mesuré dans le texte : « inclinaison » n'y figure pas une seule fois, « orbite » non plus, « gravitation » non plus, et « Pluton » non plus. Ces fiches ne les emploient donc pas.
Le mot « révolution » y apparaît neuf fois — toutes en histoire, pour la Révolution française. Il ne désigne jamais le tour de la Terre. Ces fiches disent « le tour de la Terre autour du Soleil ».
Le programme demande en revanche des « représentations géométriques de l'espace et des astres (cercle, sphère) ». C'est pourquoi le chemin de la Terre est tracé par un cercle, et la Terre par une sphère dont une moitié seulement est éclairée.
Méthode et vérification
Contenus originaux, cadrés sur le programme de sciences et technologie du cycle 3 en vigueur au CM2 en 2026-2027. Distances, durées de tour et diamètres sont des valeurs publiées ; un module vérifie que l'ordre par la distance coïncide avec l'ordre déclaré et que la durée du tour augmente avec l'éloignement — une valeur mal recopiée s'y verrait. Le module refuse d'attribuer les saisons à la distance au Soleil. Vocabulaire limité à celui du programme : ni inclinaison, ni orbite, ni gravitation.
- Arrêté du 9 novembre 2015 modifié — programme d'enseignement du cycle de consolidation (cycle 3), annexe 2 du Bulletin officiel nº 31 du 30 juillet 2020, partie « Sciences et technologie », thème « La planète Terre. Les êtres vivants dans leur environnement ».
- Arrêté du 5 juin 2026, article 3 — nouveau programme de sciences applicable au CM2 à la rentrée 2027-2028 seulement.