Cinq sujets, cinq collections d'organismes
Un élève qui a appris que le chat, le pigeon et la truite se rangent d'une certaine façon ne doit pas pouvoir répondre de mémoire. Chaque sujet apporte donc ses propres organismes, et aucun n'en partage un seul avec un autre ni avec les fiches d'exercices du même chapitre.
Les trois attendus du programme sont traversés par chacun des cinq sujets : le caractère commun, le groupe emboîté, le degré de parenté. Le barème fait vingt points à chaque fois.
Le cinquième sujet porte le point le plus dur du chapitre. Le dauphin et le requin ont la même forme et vivent au même endroit ; la vache ne leur ressemble en rien. Et pourtant le dauphin partage quatre caractères avec la vache et deux seulement avec le requin.
Les sujets sortent en noir et blanc, comme toutes les évaluations du site : ils sont faits pour être photocopiés.
1 sur 5
Évaluation 1 — six animaux du bord de mer
Observer des caractères, repérer un caractère commun, justifier une parenté par ce qui est possédé.
Six animaux ramassés sur une plage servent de corpus. Le tableau de l'exercice 1 croise ces animaux et leurs caractères, trois cases effacées, et fait ensuite chercher ce que deux d'entre eux ont en commun.
Sa dernière question porte sur un piège de lecture : la moule et l'étoile de mer n'ont qu'une bouche en commun, comme tous les animaux du tableau. Un caractère partagé par tous ne rapproche personne en particulier.
L'exercice 2 relie chaque caractère à ceux qui le possèdent, et le dernier exercice fait justifier une parenté puis corriger une phrase qui classe par une absence. Les deux gestes du chapitre — compter les caractères, refuser les groupes définis par un manque — sont évalués ensemble.
Deux caractères peuvent définir la même boîte : la crevette et le crabe possèdent tous les deux une carapace et des pattes articulées.
- Compléter un tableau de caractères
- Une absence commune n'est pas un caractère commun
- Justifier par ce qui est possédé
2 sur 5
Évaluation 2 — cinq végétaux d'une forêt
Lire des groupes emboîtés, nommer le caractère d'un groupe, comparer des degrés de parenté.
Le deuxième sujet quitte les animaux pour cinq végétaux, qui se classent exactement de la même façon : par ce qu'ils possèdent. L'exercice 1 fait nommer deux boîtes effacées — des racines, des fleurs — puis compter les végétaux de l'une d'elles.
Le QCM de l'exercice 2 fait lire l'emboîtement, et sa question exige la justification par les nombres : le pin partage quatre caractères avec le chêne. Compter est ce qui transforme une impression en réponse.
Le dernier exercice vérifie une appartenance — la fougère possède des racines, donc elle est dans cette boîte — puis refuse un groupe : on ne fait pas un groupe des végétaux sans fleurs, parce que ce serait classer par une absence.
La dernière question demande pourquoi les végétaux qui n'ont pas de fleurs ne forment pas un groupe.
- Des racines, des graines, des fleurs
- Trois boîtes emboîtées chez les végétaux
- La même erreur que « les invertébrés »
3 sur 5
Évaluation 3 — cinq bêtes à carapace
Ranger selon un caractère possédé, repérer un classement fondé sur une absence ou sur la ressemblance.
Cinq bêtes à carapace, toutes pourvues de pattes articulées : le sujet part d'un groupe déjà constitué, et cherche à l'intérieur. L'exercice 1 range celles qui possèdent un caractère supplémentaire, et deux animaux n'entrent dans aucune colonne.
Ce cas mérite d'être remarqué. Le cloporte et le mille-pattes n'ont ni l'un ni l'autre caractère : ils restent dans la grande boîte sans descendre plus bas, ce que l'emboîtement autorise parfaitement.
Les trois copies de l'exercice 2 contiennent deux erreurs différentes — l'une classe par une absence, l'autre par le milieu de vie. Le dernier exercice fait compter les caractères partagés pour trancher une parenté : la fourmi partage trois caractères avec l'abeille, l'araignée seulement deux.
La taille n'est pas un caractère de classement : elle ne se transmet pas d'un ancêtre commun de la même façon.
- Six pattes, huit pattes, et les autres
- Rester dehors n'est pas être exclu
- Deux fausses pistes à distinguer
4 sur 5
Évaluation 4 — six animaux d'une même mare
Comparer des degrés de parenté, distinguer le milieu de vie d'un caractère hérité, refuser de trancher entre deux égaux.
Six animaux d'une même mare : le sujet commence par avertir que vivre au même endroit ne fait pas des proches parents. Le milieu de vie n'est pas un caractère, et c'est l'erreur que tout le sujet poursuit.
Le diagramme de l'exercice 1 fait désigner les deux animaux qui partagent le plus de caractères, puis refuser de départager : ils en partagent exactement le même nombre. La seconde question demande explicitement si l'on peut dire lequel est LE plus proche — on ne le peut pas.
L'exercice 2 fait chercher dans une liste deux animaux partageant trois caractères, et le dernier exercice revient au piège du milieu : le brochet et la libellule vivent dans la même mare sans être particulièrement apparentés. Ils ne partagent presque rien.
Décrire une différence est permis ; en faire un groupe ne l'est pas.
- Vivre au même endroit ne range pas ensemble
- Deux barres égales, une égalité
- La parenté la plus lointaine reste une parenté
5 sur 5
Évaluation 5 — le dauphin, la vache et le requin
Distinguer la ressemblance de la parenté, lire des groupes emboîtés, situer l'apparition des groupes dans le temps.
Le dernier sujet oppose la ressemblance et la parenté sur le cas le plus frappant : le dauphin, le requin et la vache. Les deux premiers se ressemblent et vivent dans la mer ; c'est pourtant le dauphin et la vache qui sont parents.
L'exercice 1 fait nommer une boîte effacée — des poils — puis trancher la parenté par le compte : quatre caractères partagés avec la vache, moins avec le requin. Et la ressemblance s'explique autrement : les deux nagent, et la forme suit l'usage.
L'exercice 2 situe les groupes dans le temps, avec le raisonnement d'ordre déjà vu — les poils ne peuvent pas être apparus avant le squelette interne. Le dernier exercice place un manchot et refuse un classement par le milieu : « ceux de la mer » et « ceux de la terre » ne sont pas des groupes.
Le manchot vit dans la mer lui aussi, et se range pourtant avec les animaux à plumes.
- Se ressembler n'est pas être parents
- Quatre caractères contre deux
- Une boîte contenue est plus récente
Compétences travaillées
-
Le caractère commun
Ce que deux organismes possèdent tous les deux, et qu'ils tiennent d'un ancêtre commun. Jamais ce qui leur manque.
-
Le groupe emboîté
Une boîte contient exactement ceux qui possèdent le caractère écrit dessus. Elle peut en contenir une plus petite.
-
Le degré de parenté
Il se compte en caractères partagés. À nombre égal, on ne départage pas : la bonne réponse est de le dire.
-
Ni le milieu, ni la ressemblance
Vivre au même endroit ou avoir la même forme ne crée aucune parenté. Le dauphin en est la preuve la plus nette.
Pourquoi les cinq sujets ne partagent aucun organisme
Une évaluation qui reprendrait les animaux des fiches d'exercices mesurerait surtout la mémoire. Le chapitre demande autre chose : refaire le travail sur des organismes qu'on n'a jamais classés.
Chaque sujet porte donc sa propre collection — six animaux du littoral, cinq végétaux, cinq arthropodes, six animaux d'une mare, six animaux de la mer et un de la terre ferme. Un contrôle vérifie avant chaque génération qu'aucun organisme n'apparaît dans deux sujets, ni dans les fiches d'exercices.
Les cinq collections subissent en revanche exactement les mêmes contrôles : aucun caractère formulé comme une absence, des groupes soit emboîtés soit disjoints, une boîte extérieure qui contient tout le monde. Un sujet ne peut pas contourner la règle du chapitre en apportant ses propres organismes.
Le dauphin, la vache et le requin
C'est l'exemple qui résiste le plus longtemps, parce que les yeux disent le contraire de ce que les caractères disent. Le dauphin et le requin sont fuselés, ils nagent, ils portent une nageoire dorsale. La vache n'a rien de tout cela.
Mais un dauphin possède quatre membres et des poils. Un requin ne possède ni l'un ni l'autre. Le dauphin partage donc quatre caractères avec la vache, et deux seulement avec le requin : c'est la vache sa plus proche parente.
La forme du corps vient du milieu de vie, pas d'un ancêtre commun. C'est exactement la distinction que le programme demande quand il parle de « quelques modes de classification adaptés à différents objectifs » — l'un écologique, l'autre qui dit la parenté.
Méthode et vérification
Cinq sujets originaux notés sur vingt, cadrés sur le programme de sciences et technologie du cycle 3 en vigueur au CM2 en 2026-2027. Chaque sujet repose sur une collection d'organismes qui lui est propre ; toutes subissent les mêmes contrôles automatiques — aucun caractère formulé comme une absence, groupes emboîtés ou disjoints, parenté symétrique. Les degrés de parenté imprimés sont calculés, jamais saisis. Sujets et corrigés en noir et blanc. Aucun nombre négatif.
- Arrêté du 9 novembre 2015 modifié — programme d'enseignement du cycle de consolidation (cycle 3), annexe 2 du Bulletin officiel nº 31 du 30 juillet 2020, partie « Sciences et technologie », thème « Le vivant, sa diversité et les fonctions qui le caractérisent ».
- Arrêté du 5 juin 2026, article 3 — nouveau programme de sciences applicable au CM2 à la rentrée 2027-2028 seulement.